Observer le ciel, l’eau, le vol des oiseaux, … constitue la base de pratiques divinatoires aussi anciennes que l’humanité. Des pendules, un livre, l’un des collectages les plus importants de l’association, se greffe à l’image d’une carte postale. Ce n’est pas un bouquin, mais un pendule.
« Cette femme, au pied d’une église, parlera par le biais d’un système binaire, oui ou non. Le code est ainsi fait pour donner l’information. En 1900 ou 1920, le jeu de 52 cartes permettait à la ménagère de tirer les cartes, de prédire des choses bénéfiques grâce à la réussite. Le tarot traditionnel de Marseille ne viendra que beaucoup plus tard. »
Ce pendule de laiton, sous la forme d’un fer à souder, était utilisé par les radiésthésistes de l’Armée pendant la 1re Guerre mondiale. À Aunay-sur-Odon, ville martyr, des lustres à pampilles ont pu être récupérés, « je va t’en faire des pendules ». L’exposition présente également trois miroirs magiques, trois pièces extraordinaires, dont un rarissime, l’almadel, un système que l’on retrouvait chez les banquiers notamment, pour surveiller les allées et venues. L’almadel, on connaît ce type de construction depuis l’Antiquité. Il s’agit du système de la boule de cristal, pour prédire l’avenir, qui consiste à se placer en auto-hypnose, pour décrocher avec son inconscient et révéler un présage. La grand-mère prédit la vie de sa petite-fille, à l’âge de douze ans seulement, avec deux cheveux. Et sa prédiction se révèle.
Présentée comme un véhicule, la stalle d’église se compose d’une installation d’un miroir à fond noir avec deux bougies, un système mécanique connu depuis le XVIIe siècle pour sonder l’âme, en se mettant en transe par le pouvoir de la divination.